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Validation et contrôle qualité

Validez la documentation technique avant livraison : menez la validation en parallèle de la rédaction, tracez chaque demande de modification via un workflow CMS ou un système de tickets, et comparez les versions pour fiabiliser les mises à jour.

, 4 min de lecture

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Le contenu doit être validé avant livraison. Cela paraît évident, mais cela demande de bien impliquer en amont les personnes chargées de la validation. Idéalement, la phase de validation se déroule en parallèle de la phase de création : plus les modifications interviennent tôt, moins elles sont coûteuses.

Validation en série ou en parallèle de la rédactionDiagramme de Gantt comparant un processus sériel, où la validation ne démarre qu'une fois la rédaction terminée, et un processus parallèle, où la validation démarre dès les premiers modules rédigés, réduisant le délai de publication.0123RédactionValidationPublicationRédactionValidation continuePublication

Valider en parallèle de la rédaction raccourcit le délai de publication.

Un processus de création et de mise à jour de la documentation technique qui repose sur la mémoire des acteurs humains est peu fiable. Un rédacteur technique peut être fatigué, souffrant, en congés, oublier des données lorsqu’il est saturé d’informations ou avoir quitté la société. L’information entre deux personnes peut également mal circuler ou être mal comprise. C’est pour pallier ces faiblesses que l’homme a créé des outils. En revanche, il est créatif, à l’inverse des machines.

Causes racines d’un processus documentaire peu fiableProcessus documentairepeu fiableRédacteurCommunicationFatigueMaladieCongésOubli par saturationd’informationsDépart de l’entrepriseMauvaise circulation del’informationMauvaise compréhension

Un processus basé sur la mémoire humaine est peu fiable.

Face à cet état de fait, il convient de mettre en place un système de gestion de l’information relative à l’évolution de la documentation qui soit tolérant à l’erreur humaine. Il faut donc soit mettre en œuvre des workflows sous un CMS (Content Management System)Un outil qui ajoute workflow et verrouillage des fichiers à la gestion de contenu, au prix de compromis de fiabilité par rapport à une gestion de versions simple.Voir dans le glossaire →, soit utiliser le système de gestion de tickets du produit documenté.

Les fonctions principales d’un CMS sont la gestion des métadonnées, les workflows et la traçabilité.

Le système de gestion de tickets utilisé pour la gestion des nouvelles fonctionnalités du produit documenté (par exemple, Jira) fait suivre à chaque demande de documentation le cycle de vie du ticket :

  1. création d’un ticket par un développeur,
  2. mise en œuvre du ticket par un rédacteur technique,
  3. fermeture du ticket par le créateur du ticket,
  4. publication de la documentation lorsque tous les tickets critiques sont fermés.
Flux de rédaction et de validation documentaireCrééNouvellefonctionnalité àdocumenterDOC-142DéveloppeurHighRédaction en coursMise à jour du guided'installationDOC-138Rédacteur techniqueVery HighFerméAjout d'un exemple deconfigurationDOC-121Rédacteur techniquePubliéRefonte de la sectiondépannageDOC-098

Le workflow de tickets fait progresser chaque demande jusqu’à la publication.

Quel qu’il soit, le système de suivi doit répondre à ces exigences :

  • Traçabilité. Il doit offrir une visibilité et une traçabilité totales des modifications apportées à la documentation technique (quoi, qui, quand).
  • Un système unique et exhaustif. Il doit centraliser toutes les demandes de modification de la documentation technique.
  • Un suivi par langue. Si le document est disponible en plusieurs langues, chaque ticket doit être dupliqué pour chaque langue ou, dans le cas d’un CMS, à chaque langue doit correspondre un workflow distinct.

Un outil de gestion de contenu d’entreprise tel qu’Alfresco peut sembler intéressant afin de mettre en place des workflows, sur le papier du moins. Dans les faits, une telle solution peut s’avérer lourde. Elle est de plus peu compatible avec certains formats sources basés sur des documents modulaires et non monolithiques et avec les logiciels de Gestion de versionsEnregistrement de chaque modification d'un ensemble de fichiers, qui permet de restaurer n'importe quel état antérieur, de comparer les changements et de travailler à plusieurs en parallèle. Git est le logiciel de gestion de versions le plus répandu ; en docs-as-code, la documentation est placée sous gestion de versions à côté du code du produit.Voir dans le glossaire → (le projet Componize se propose cependant de gérer des projets DITA XMLUne architecture de rédaction structurée et modulaire, construite autour de la typologie concept/tâche/référence et de la réutilisation de contenu via conrefs et ditamaps.Voir dans le glossaire → sous Alfresco).

Il reste cependant impératif de mettre en place des étapes de validation tout au long du projet.

Associés à un système de gestion de versions, les outils de comparaison sont très utiles pour valider les mises à jour. Une version « taguée » d’un projet DITA XML et la version en cours peuvent par exemple être exportées au format RTF, puis comparées sous un traitement de texte. Cela est bien moins fastidieux qu’une relecture comparée. Comparer les modules d’information directement sous le système de gestion de versions n’est pas suffisant, car ils ne sont que les « briques » du document final.

Lorsque les sources de la documentation sont des fichiers texte dans Git, la Pull requestDemande d'intégration des modifications d'une branche dans la ligne principale, présentée sous forme de différences à relire : les relecteurs commentent, les contrôles automatisés s'exécutent et l'approbation est tracée avant la publication. GitLab parle de merge request.Voir dans le glossaire → assure la traçabilité décrite ci-dessus (quoi, qui, quand, et qui a approuvé), et la comparaison de versions se résume à un git diff au lieu d’un export vers un traitement de texte. La validation se répartit alors sur deux niveaux complémentaires :

Un contenu rédigé avec l’aide d’une IA passe par ces deux mêmes niveaux : il ne nécessite pas de processus distinct, mais il nécessite bien la revue humaine.